jeudi 30 juillet 2026

LA SARDAIGNE : UNE DESTINATION OENOTOURISTIQUE ?

La Sardaigne peut devenir  une destination phare pour la viticulture et l’œnotourisme en Méditerranée si elle continue ses efforts. Elle allie en effet des paysages variés (montagnes, plaines côtières) et un climat chaud et sec, idéaux pour produire des vins uniques, souvent issus de cépages autochtones. 


 

SES ATOUTS

  • Authenticité : Vins et traditions préservés, lien fort avec l’histoire (civilisation nuragique, influences méditerranéennes) 
  • Diversité : Paysages, activités (randonnée, plages, villages médiévaux) et gastronomie méditerranéenne ( accords mets-vins ).
  • Accessibilité : Proximité avec la France, infrastructures touristiques en développement.

Modèle œnotouristique

L’île mise sur un modèle œnotouristique intégré, comme le projet Rete Sardegna Enoturismo (RES), qui vise à créer un réseau régional entre production viticole, culture et hospitalité, pour attirer les visiteurs et générer de la valeur économique. Les expériences proposées vont de la marche dans les vignobles à la dégustation de vins emblématiques comme le Cannonau (rouge) ou le Vermentino (blanc), souvent accompagnées de découvertes gastronomiques locales (fromages, miel, fruits) et de visites de domaines ouverts au public, surtout de mai à septembre lors d’événements comme « Cantine Aperte » ou les vendanges.



 Les points forts

  • Cépages emblématiques : Cannonau, Vermentino, Turriga (Argiolas), Bovale, Carignano.
  • Régions viticoles : Serdania (sud), Arbatax, Cagliari, Supramonte, Orosei.
  • Expériences : Visites de caves, dégustations, randonnées dans les vignobles, immersion dans le terroir et la culture locale.
  • Événements : « Cantine Aperte » (domaines ouverts), vendanges, ateliers de découvertecorkframes.com+4.

 

FETES DU VIN

En Sardaigne, les fêtes du vin sont nombreuses et souvent liées aux traditions locales, aux vendanges et à la dégustation des cépages emblématiques comme le Cannonau ou le Vermentino.  

Exemple : ALGUER WINE WEEK à Alghero ( 8-14 juin 2026)

Pour la troisième édition de cette fête la ville et sa région ont été inspirées par de nombreuses animations où le vin était à l’honneur jusque dans toutes les vitrines de la ville

 Dégustations en série, soirées musicales, animations de rues se sont succédé à un rythme soutenu et ont rassemblé une foule heureuse de célébrer ses nombreux crus. Une ambiance de fête authentique où traditions et modernité se rassemble pour la cause du vin. A faire….

La fête à  coïncidé aussi avec les 90 ans de la fondation de Fertilia*, hameau d’Alghero.

Le village de Fertilia a été officiellement fondé le 8 mars 1936 , avec la pose de la première pierre de l'église paroissiale, par le Conseil de colonisation de Ferrare, créé le 7 octobre 1933 par le régime fasciste pour répondre à la surpopulation de la province de Ferrare et réduire les tensions sociales.

 





Fêtes et festivals du vin en Sardaigne (2026)

  • Du 1er au 8 août avec la célèbre Sagra del Vino de Jerzu : Semaine riche en événements œnotouristiques, avec un point d’orgue les 3 et 4 août à Monti (et dans d’autres villages). Au programme : dégustations de Vermentino, spectacles folkloriques, défilés et animations autour du vin. L’événement « Calici di Stelle » clôture la semaine en beauté, avec danse, nourriture et bien sûr, du vin 
  • Octobre : Fête des Châtaignes et du Vin à Aritzo, un festival automnal célébrant les produits locaux, dont le vin, dans une ambiance traditionnelle et conviviale 
  • Mai à septembre : Ouverture des domaines viticoles pour des événements comme « Cantine Aperte » (caves ouvertes) ou les vendanges, offrant une immersion dans le terroir local, avec dégustations et rencontres avec les vignerons
  • Printemps et automne : Primavera nel Cuore della Sardegna (Printemps au cœur de la Sardaigne) et Automne en Barbagia : ces itinéraires culturels et œnogastronomiques mettent à l’honneur le vin, la gastronomie et l’artisanat local dans les villages du centre-est de l’île.

Photos : M. Olivier

vendredi 5 juin 2026

OENOTOURISME DANS LES HAUTS DE FRANCE ....

 

Pour découvrir l'histoire viticole de la Picardie dont les sols ont été riches pour la vigne il faut passer par Soissons. Soissons et la Vallée de l'Aisne étaient autrefois des zones importantes de production viticole dans le nord de la France, avant de disparaître. Mais depuis peu, les vignes du Soissonnais font leur retour... L'occasion de découvrir l'histoire de cette tradition méconnue à travers les rues et monuments de la ville. Réservation auprès de l’ Office de tourisme :16 Place Fernand Marquigny, 02200 Soissons

Oenotourisme dans l'Aisne L'Aisne département offre une variété d'activités en lien avec l'oenotourisme, permettant aux visiteurs de découvrir la culture et l'héritage du vin français. Voici quelques exemples d'activités et de produits disponibles :
Visite de vignobles et dégustation de champagnes : Participez à des visites guidées de vignobles et dégustations de champagnes, souvent accompagnées d'une dédicace à la culture du vin et à l'histoire du sabrage. Dîner à la campagne : Profitez d'un dîner à la campagne dans un village champenois, offrant une expérience authentique et conviviale. Excursions privées : Optez pour des excursions privées d'une journée, incluant déjeuner et dégustations, pour explorer la région à votre rythme. Ces activités permettent aux visiteurs de profiter pleinement de la beauté naturelle de l'Aisne tout en appréciant la richesse de son patrimoine viticole.
 Pour plus d'informations et pour réserver des expériences, il est recommandé de consulter les sites des producteurs ou des agences de tourisme locaux.


Des manifestations comme « FineEnBulles » ou « Champagne & Vous » contribuent à renforcer l'attractivité du vignoble axonais. Ainsi, même si les Hauts-de-France ne sont pas spontanément associés au vin, la région dispose d'un patrimoine viticole original et d'une offre œnotouristique en pleine croissance, centrée sur le champagne de l'Aisne et les nouveaux vignobles émergents.

VOIR AUSSI : AEFO: LE NORD BIENTÔT REGION OENOTOURISTIQUE !

 

Article Publié: 3 Juin 2026  Temps de lecture: 3 min

Le Courier Picard – 3.06.2026

Avec 150 hectares cultivés, les Hauts-de-France redeviennent une terre viticole

EN QUÊTE DE DEMAIN 
Depuis 2016, les vignes font leur retour sur le territoire des Hauts-de-France. Deux principaux regroupements de viticulteurs y cultivent quelque 150 hectares de vignes.

 

Fait peu connu du grand public, le territoire des Hauts-de-France est une terre viticole riche en calcaire propice à l’épanouissement de la vigne. Le passé de la région le rappelle. « Il y a 150 ans, on cultivait des vignes dans la région. Entre Amiens et Montdidier dans la Somme, il y avait 200 hectares de vignes. Sur Noyon et Beauvais, dans l’Oise, il y en avait 3000. On en trouvait également sur Saint-Quentin et Château-Thierry dans l’Aisne. Des épisodes de gel ont détruit cette vigne. Cela a ensuite affecté les rendements et rendu la production pas rentable », développe Martin Ebersbach, ingénieur agricole de formation et viticulteur dans la région d’Ailly-sur-Noye (Somme), où il cultive 6 hectares de vignes implantées sur un coteau argilo-calcaire orienté plein sud et protégé au nord par une forêt. C’est là qu’il produit chaque année 25 000 bouteilles de vin blanc effervescent vinifié en méthode champenoise au Vignoble des Vœux, sur les terres de l’exploitation agricole familiale.

Martin Ebersbach, ingénieur agricole de formation et viticulteur dans la région d’Ailly-sur-Noye (Somme), où il cultive 6 hectares de vignes implantées sur un coteau argilo-calcaire.

Ce retour des vignes dans la région date de moins de dix ans. C’est en effet en 2016, à la suite d’un nouveau dispositif d’autorisations de plantation de vignes, y compris pour produire

des vins sans indication géographique, c’est-à-dire sans AOC ni IGP, que les Hauts-de-France sont redevenus une terre viticole.

« Ce changement de réglementation a concerné les Hauts-de-France, la Normandie et la Bretagne », souligne Martin Ebersbach, également vice-président des Vignerons indépendants des Hauts-de-France. Peu à peu, les surfaces viticoles gagnent en surface. « Dans les Hauts-de-France, hors champagne dans l’Aisne, il y a environ 150 hectares de vignes cultivées », comptabilise le vigneron samarien.

Deux principaux groupements de vignerons

Cette surface viticole est essentiellement cultivée par deux groupements de vignerons : l’association des Vignerons indépendants et le collectif « Les 130 » créé en 2023 et initié par Ternoveo, un négoce agricole. Il regroupe 52 vignerons représentant actuellement 83 hectares de chardonnay.

Quant à l’association des Vignerons indépendants des Hauts-de-France, elle rassemble 16 vignerons répartis sur 35 hectares de vignes avec des exploitants implantés dans la région de Lille, à Saint-Omer et Lens dans le Nord – Pas-de-Calais, ainsi qu’au sud d’Amiens et dans les environs de Péronne pour la Somme, puis à Beauvais et Senlis dans l’Oise. On en trouve également entre Saint-Quentin et Tergnier dans l’Aisne.

 Réchauffement climatique

Comme pour les cultures de céréales moissonnées en moyenne un mois plus tôt en été, le réchauffement climatique a un impact sur les vendanges, également avancées par rapport au calendrier historique. « Aujourd’hui, on vendange entre mi-septembre et mi-octobre. Il y a 50 ans, on n’aurait pas pu vendanger les vignes au degré de maturité que l’on obtient actuellement », constate Martin Ebersbach. Les vignes plantées dans les Hauts-de-France ont donc de beaux jours devant elles, même si la notoriété du vin produit a encore du mal à franchir les frontières de la région.

 


 

Vigne aux pieds du château de Coucy-le-Château.( PLINE - Wikipédia)


mercredi 10 décembre 2025

LE PRIX MOVIS POUR "LE VIN DE STRASBOURG"



Que de beaux lieux ! Après La Bonne Franquette et l’hôtel de Bourienne ce fut au tour, cette année, du musée Grévin d’accueillir la remise du prix Movis* qui récompense chaque année un ouvrage qui valorise la richesse du monde du vin et des spiritueux.

Lundi 8 décembre, cette distinction attribuée par l’association des Mots du Vin et des Spiritueux, dont le jury comprend le sommelier Philippe Faure-Brac et André Deyrieux de l’AEFO, est allée à l’ouvrage Le Vin de Strasbourg de Georges Bischoff, Hervé Lévy, et Stéphane Louis.

Paru à La Nuée Bleue, maison d’édition alsacienne plus que centenaire, cette histoire sympathique, bien écrite, avec une belle iconographie en estampes et en photographies, témoigne d’une passion bien argumentée pour Strasbourg, et le vin, qui est le ressort de cette ville : Strasbourg, port sur le Rhin, relié à l’Ill et à la Bruche ; Strasbourg capitale historique du vin d’Alsace, ambassadrice des vignobles de la Couronne d’Or, exportatrice des vins d’Alsace aux quatre coins de l’Europe ; Strasbourg gastronome et pôle économique du vin et de ses activités annexes : négoce, tonnellerie, batellerie, auberges…

L’historien Georges Bischoff raconte cette capitale historique des vins d’Alsace. Le journaliste Hervé Lévy montre les vignerons-paysans d’aujourd’hui attachés au retour à la terre et aux vins de terroir qui « refusent de réciter benoîtement le catéchisme des sept cépages » (sachant que l’Alsace a cultivé jusqu’à cent-cinquante cépages), cette Tribu des Gourmets, fondée par Charles Brand, héritière des Weinsticher, gourmets-jurés qui régulaient le marché du vin strasbourgeois.

Les jurés ont voulu récompenser aussi cet intérêt porté à une ville du vin, dans la ligne de ce qu’était le prix René Renou qui récompensait la collectivité ayant le mieux œuvré pour la défense et la promotion du patrimoine culturel lié à la viticulture.

En effet, si on étudie souvent la dynamique géohistorique des vignobles telle qu’elle est portée par les trajets maritimes ou les fleuves, on omet celle des centres urbains. Ce sont pourtant des marchés consommateurs ; des lieux de commerce ; des ports maritimes ou fluviaux ; des centres névralgiques de la communication, de la propagande du vin comme on disait dans les années trente ; des lieux d’étude, de recherche et de formation ; des écrins d’art, de culture, de richesse de l’économie viticole.

Le Vin de Strasbourg prend donc la suite de Mille Vignes. Penser le vin de demain (Pascaline Lepeltier chez Hachette) et Absinthe. Voyage au pays de la Fée Verte, (Tania Brasseur et Tamara Berger chez Helvetiq).

*Movis - https://www.asso-movis.fr - l’association des Mots du Vin et des Spiritueux, s’est donné pour objectif de rassembler les journalistes, auteurs et tous ceux qui participent régulièrement à l’expression et à la diffusion de la pensée et de l’information dans le domaine de la vigne, du vin et des spiritueux.)


Photo : Autour de P. Faure-Brac et André Deyrieux

 

mardi 7 octobre 2025

CAHORS : UNE VILLE - UN VIN

 Géographie 

CAHORS est une ville du Sud-ouest de France. Située dans la Région Occitanie et préfecture du département Lot, principale ville du département. Peuplée de 19 902 habitants en 2022 . ( source Wikipédia). Traversée par le LOT . (Photo M. Olivier)

Le vignoble de Cahors

Il est à cheval sur la vallée du Lot dans le département du Lot et sur les causses du Quercy au sud de la vallée Il s'étend  dans 45 communes sur 4200 hectares.



Histoire

Un peu d’histoire pour rappeler ce que les vins des Côtes du Rhône doivent aux vignerons de Cahors grâce au pape Jean XXII comme le narre Jean-Pierre Saltarelli, auteur de l’ouvrage référence sur le vin et les papes d’Avignon* (Editions AEFO - 2015) : « Après la papauté itinérante de Clément V, Avignon devient résidence des papes à partir du règne de Jean XXII….. Jean XXII (Jacques Duèze) est né à Cahors en 1245. Il devient évêque de Fréjus en 1300. Élu pape, il s’installe à Avignon où il amène avec lui, en 1316, des banquiers et des vignerons de Cahors dans le but de renforcer les richesses de la papauté «décentralisée ». Ceux-ci récupérèrent à Châteauneuf d'anciennes parcelles laissées par les templiers chassés par Philippe le Bel et mirent en place les grands fondements qui permirent le développement du vignoble de Châteauneuf-du-pape ». **

photo : JEAN XXII

*On peut le commander à AEFO 6, lotissement Fanfinette – 84600 Valréas – 10 € Franco de port

**Pour plus de détails voir sur : ICI

CAHORS 



La ville ne possède pas de vignobles mais tout ici rappelle le vin ! Ceps de vignes dans la ville, cavistes en nombre, gastronomie mets et vin. Impossible de passer à côté.

Photos (M. Olivier) cavistes et domaines à CAHORS – place François Mitterrand

 

Pour l’œnotourisme voici ce qu’en dit Terre de vins  (Voir ICI ) 

Et l’IA - Le CHAT : ( photos rajoutées )

« Cahors et ses alentours sont une destination phare pour l’œnotourisme, surtout grâce à son célèbre vin noir, le **Malbec**. Voici quelques idées pour profiter pleinement de votre séjour œnotouristique à Cahors :

Découvrir les Domaines Viticoles** Visitez des domaines emblématiques pour déguster le **Cahors AOP** et découvrir les secrets de sa production : - **Château Lagrézette** : Un incontournable avec ses vins puissants et ses visites guidées. - **Clos Triguedina** : Réputé pour ses vins bio et ses visites complètes (cave, vignoble, dégustation). - **Château du Cèdre** : Une expérience authentique avec des vins primés et une vue imprenable sur le Lot.

Photo (Château Lagrézette. D.R)

Balades dans les Vignobles** - **Randonnée ou vélo** : Empruntez les sentiers qui serpentent entre les vignobles, comme la **Boucle de Parnac** ou les **Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle**. - **Croisière sur le Lot** : Une balade en bateau pour admirer les coteaux de Cahors depuis la rivière.

Découvrir le Patrimoine Local** - **Le Pont Valentré** : Symbole de Cahors, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. - **La Cité Médiévale** : Promenez-vous dans les ruelles pavées et visitez la **Cathédrale Saint-Étienne**. - **Le Musée de la Résistance** : Pour une touche historique.

Photo : Pont Valentré (M.Olivier)

 


Gastronomie et Accords Mets-Vins** - **Marché de Cahors** (le mercredi et samedi matin) : Fromages de chèvre, truffes, foie gras… Parfait pour composer un pique-nique à déguster avec un verre de Cahors. -

Événements Œnophiles** - **Fête du Vin** (juillet) : Dégustations, animations et concerts dans les rues de Cahors. - **Les Vendanges** (septembre/octobre) : Participez aux vendanges ou assistez à des ateliers de vinification.

**Transport** : Louer une voiture est idéal pour explorer les vignobles en liberté. –

**Saison** : Printemps et automne sont parfaits pour éviter la foule et profiter des couleurs des vignobles. ---

Photo : Marché de Cahors ( M.Olivier)


PLUS D’INFOS SUR : CAUE LOT

 

jeudi 26 juin 2025

TULETTE : COSTEBELLE A 100 ANS !

Les 100 ans de la cave Costebelle de Tulette à l’invitation du président Michel Bellier, du directeur Bernard Roustan et des membres du conseil ont été fêtés le 7 juin dernier. Autour des vignerons coopérateurs et leurs familles, du personnel des personnalités du vin et des politiques

100 ans d’une saga historique

La fondation date du 2 juin 1925 et le premier conseil d’administration avec à la tête, Raoul MATHIEU, entouré de Raoul MONIER directeur, et 8 autres pionniers messieurs ARNAUD, MATHIEU, MONIER, PEYROUSE, TOURNILLON, REYNAUD et EUTROPE. L'aventure a commencé avec 45 adhérents représentant un capital social de 76.000 francs et un premier millésime 1925 de 4.300 hectolitres. Puis la création de la cave Costes Rousse le 15 Août 1939 par 56 autres courageux viticulteurs qui ne purent adhérer à Costebelle par manque de capacité. Avec quatre autres caves (Saint Maurice, Suze la Rousse, Nyons et Vinsobres), elles donnent naissance en 1965 à l'Union des Vignerons des Côtes du Rhône à Tulette. Elles ouvrent leurs caveaux respectifs, Costebelle en 1974 et Costes Rousses en 1985. Les deux caves ont travaillé ensemble dès 1983 sur la réalisation d'une station d'épuration commune, un projet qui a finalement vu le jour en 1996, puis le 26 janvier 2004 la fusion définitive, rétroactive sur le millésime 2003. En 2005, un nouveau caveau unique ouvre ses portes sur le site historique de Costebelle.  

100 ans d’engagement dans la qualité

C’est l’œnologue de la cave Mathilde Bédouin qui a retracé les différents investissements qui ont permis, au cours de ces 100 ans, à la cave Costebelle de progresser dans une recherche permanente de la qualité pour les vins de la cave.  

100 ans de confiance dans les hommes

La coopération c’est avant tout une histoire d’hommes (et de femmes) basée d’abord sur l’égalité un homme/une voix. Voici les noms   des différents présidents : et directeurs : depuis 1925, la cave Costebelle a connu 5 présidents (MATHIEU, MEYSSONASSE, SURLES, BONGARD, BELLIER) et 5 directeurs (MONIER, ANDRILLAT, VERNET, KANEKO, ROUSTAN) et celle de Costes Rousses 6 présidents (CHAVE, BRUNEL, CHALON, PERRET, SAMSON, PENABLE) et 4 directeurs (PIVET, PERRET, RASPAIL, ROUSTAN).

Inauguration de la fresque

Pour le président Bellier, « Ce centenaire de la Cave Coopérative Costebelle est une occasion unique de célébrer non seulement un siècle d’excellence, mais aussi un héritage profondément ancré dans notre terroir. Et quoi de mieux qu’un artiste local à l’âme créative inspirante pour illustrer ce sentiment. L’œuvre de Klemz, dont l’arrière-grand-père fut le premier président de notre cave, Monsieur Raoul Mathieu, tisse un lien puissant entre notre histoire et notre avenir. Cette fresque, vibrante de couleurs, symbolise la tradition qui nous a forgés et offre un hommage vibrant à nos racines : un lien vivant entre hier et demain. Elle évoque le travail de générations de vignerons, leur respect du terroir transmis de père en fils, la passion qui a toujours animé notre coopérative. Mais elle représente aussi la modernité, l’innovation constante qui nous permet de nous adapter aux défis d’aujourd’hui et de demain. Nous sommes une cave profondément ancrée dans son temps, une cave qui innove tout en respectant ses racines. La Cave Costebelle, c’est l’histoire d’hommes et de femmes, de générations qui ont su préserver la qualité de nos vins tout en embrassant les progrès technologiques. Cette fresque est un témoignage vibrant de cette histoire, un symbole de notre engagement pour l’avenir. "

Gageons que placée où elle est, en bordure de la D 94 elle va, dès cet été, attirer les regards de milliers de touristes et automobilistes, inscrivant la cave de Costebelle encore un peu plus comme un haut lieu de la viticulture et de l’œnotourisme de la Drôme provençale.

Marc OLIVIER

Photos   – l’artiste Klemz lors de la découverte de son œuvre
- La fresque de  100 m²



 

jeudi 1 mai 2025

AEFO : 15 ANS DEJA !

 POUR LES 15 ANS DE L’AEFO ! DES CADEAUX TOUTE L’ANNEE


Notre association A.E.F.O (Association Européenne de Formation à l'Œnotourisme), en plus de ses activités œnotouristiques, a développé une action de diffusion et d'édition de livres sur le vin et la Région Drôme provençale et Enclave des papes. Elle fête ses 15 ans cette année 2025.

 

En tant qu’éditeur elle vous propose :

- « Les Vins des papes d’Avignon » - Jean-Pierre Saltarelli, récemment disparu, était devenu un spécialiste du rôle économique prépondérant qu’ont eu les papes d’Avignon (de 1309 à 1403) sur tout ce qui touche la vigne et le vin (histoires, lieux de production, cépages, consommations, usages du vin..) notamment dans les Etats pontificaux et Avignon. Edition AEFO - 2015 - 60 pages – 10 € franco de port

- « Traces et Signes-Mots et couleurs » - Pierre Guibert, est un peintre qui a passé sa vie d’artiste de Paris à Grenoble en passant par la Provence (à Valréas). Il est décédé en aout 2024. Il nous livre quelques textes sur ce qu'il pense de son métier, de la peinture, des femmes, de la vie, du vin. Il nous a quitté en 2024. Le livre est largement illustré de plus de soixante de ses œuvres - encres, toiles, peaux de pots... parmi les 1000 qu'il a produites. Edition AEFO – 2021 - 68 pages – 7 € franco de port

- « Patrons Mode d'emploi » de Jean Chicourle - préface d'André Deyrieux- 104 pages - 6 illustrations. "Que l’on soit salarié ou chef d’entreprise on a tous un patron." Dans ce livre Jean Chicourle nous dévoile douze types de patrons différents que vous risquez de rencontrer durant votre carrière.. Un livre à recommander à tous ceux qui vont se lancer dans le salariat, à ceux qui y sont encore mais aussi à ceux qui l'ont quitté, de gré ou de force ! Un moment savoureux à déguster ! Chaque « Patron » a une manière de penser, un caractère, des goûts, une vie sexuelle, des préférences de lecture ou de spectacle, la pratique d’un sport, des caractéristiques qui lui sont propres, souvent fonction de son origine sociale ou de son histoire personnelle. Il nous emmène à la découverte de toutes ces caractéristiques.
Enfin vous pourrez découvrir l’existence et les particularités de quelques vins de France, d’Espagne ou d’Italie qu’ils aiment les uns et les autres et cela vous donnera peut-être l’envie de les déguster…." Edition AEFO - 2021 - 104 pages – 7 € franco de port.

"50 ANS de la Commanderie des Costes du Rhône" – Ouvrage collectif retraçant l’histoire de la Commanderie des Costes du Rhône et de ses Baronnies (11) à travers le monde – Allemagne – Belgique – Suisse – Canada – Etats Unis – Chine et Corée du Sud – Edition AEFO - juin 2023 – 44 pages - 5 € franco de port

Promotion toute l’année 2025  pour les 15 ans de l’AEFO : les 4 ouvrages 20 € - franco de port.  Possibilité de commander sur : aefoenotourisme@gmail.com

 



En tant que diffuseur elle propose

- « Bicentenaire du rattachement de l’Enclave des papes à la France » – Barthélemy- Avignon - 5€ franco de port

- « Le Tricastin de Rodolphe Bringer » - Cercar Edition - 
5€ franco de port




 

lundi 14 avril 2025

EAU ET VIN : PLONGEURS ET VIGNERONS

Ce mardi 8 avril 2025, les onze vignerons de l’appellation AOC Côtes-du-Rhône Villages Saint-Andéol ont fêté la sortie hors de l’eau de vingt-deux magnums !
Ceux-ci avaient été mis à séjourner durant un an dans les eaux à 13° de la rivière souterraine du Goul de Tourne, au cœur même de Bourg-Saint-Andéol, et sont donc revenus à la surface grâce aux plongeurs, équipés de manière impressionnante, du club Val de Tourne. L’opération est symbolique du rôle de l’eau, des résurgences et des infiltrations souterraines de ces terroirs de l’Ardèche. L’appellation couvre quatre communes : Bourg St Andéol, St Marcel d'Ardèche, St Just d'Ardèche et St Martin d'Ardèche.
C’est le meilleur sommelier du monde 1992 Philippe Faure-Brac qui
a procédé, avant quelques invités choisis, à une dégustation comparée approfondie : le même vin dans une bouteille conservée « à terre » et une bouteille immergée. Le verdict est clair : plus de complexité, plus de maturité gourmande dans le magnum immergé.
De quoi ravir ceux qui vont enchérir victorieusement lors de la vente « Les Hospices de Saint-Andéol » organisée à l’occasion d’une soirée de gala au Palais des Évêques de Bourg-Saint-Andéol le 3 mai prochain (le lendemain de « La nuit du Saint-Andéol ») ; le bénéfice sera reversé à l’association de protection de l’enfance Pluriels.