jeudi 11 février 2016

NOUS REVOILA....

Après avoir subi une attaque informatique de gens mal intentionnés et qui n'aiment certainement pas le vin ...ni l'oenotourisme, nous avons pu reprendre la main de notre adresse mail et de notre blog.....
Beaucoup d’événements se sont produits et vont se produire.
Nous allons essayer de rattraper le temps perdu sachant que c'est toujours un exercice difficile...
En route vers de nouvelles aventures oenotouristiques.....

Photo : un peu de blanc ne nous fera pas de mal...après avoir tant broyé du noir ( piratage venant de Côte d'Ivoire !)

mardi 15 décembre 2015

CINQUE TERRE : MARCHER ET BOIRE

L'OENOTOURISME CONSOLIDE LE SAUVETAGE  D’UNE APPELLATION
 Un peu  de géographie.

Cinque terre est le nom d’une petite partie de la riviera italienne en Ligurie, au sud de Gênes, qui comprend 5 petits villages (Monterosso al  MareVernazza, CornigliaManarola  et  Riomaggiore) peuplés de 5.000 habitants. Ils font partie d’un parc National depuis octobre 1999 et inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997. Certains de ces villages côtiers construits sur des falaises ne sont accessibles que par la mer et depuis l’avènement du chemin de fer par le train qui les relit ( ligne Gênes – La Spezzia). Ils sont réunis entre eux depuis la nuit des temps par des sentiers, c’est pourquoi cette région est devenue l'attrait principal des marcheurs européens qui s’y pressent toute l’année par milliers pour découvrir ces paysages enchanteurs. Cet afflux de touristes a permis de consolider le sauvetage de la viticulture bien que l'oenotourisme n'y soit pas pratiqué de manière systématique , mais la gastronomie et les vins contribuent à renforcer l'attrait de ce petit paradis pour marcheurs et amoureux de l'Italie en général.

Et d’histoire….

Depuis au moins l’an 1100 la vigne y a est cultivée sur des morceaux de terre soutenus par des restanques et murs de pierre. Le pape d’Avignon Clément VI appréciait  « la Vernaccia des Cinque Terre. Il y faisait noyer un collier d’anguilles qui était ensuite apprêté dans cette sauce. Le pontife dégustait alors ce mets avec forces lampées de ce même vin. Celui-ci portait alors le nom de son cépage souvent confondu avec le grenache. » ( J.P.Saltarelli -in Le Vin des papes d'Avignon). Au début du siècle dernier le phylloxera,  arrivé sur les navires en provenance des Etats-Unis, déferla sur l’Europe et de par l’isolement de Cinque terre  y arriva  un peu plus tard car cette zone  était coupée de communication avec le reste du pays. La misère s’est alors emparée de la région et nombre d’habitants ont émigré en raison de la pauvreté qui a suivi l'effondrement de l'économie locale fondée uniquement sur ​​la vigne. Les vignes ont été abandonnées suite au déclin démographique jusqu’à la fin des années 1970.

Renouveau de la viticulture.
Le vin local , le Sciacchetrà a connu le sort du Condrieu ou du Banyuls en France. Il a  failli disparaître. Heureusement quelques vignerons se sont rassemblés en coopérative pour ne pas laisser périr un tel patrimoine. Les vignes ont ensuite été réimplantées  depuis1980 mais un grand nombre de terrasses n'a jamais été remplacé.  La main d’œuvre est  importante dans cette viticulture et le territoire des Cinque Terre n’existe que grâce au travail  de l’homme qui, à travers les siècles,  a construit tout un paysage de terrasses, descendantes vers la mer,  à mains nues. L’unique  entorse faite à la viticulture manuelle   fut l’introduction d’un monorail en 1980 qui facilita amplement le transport des hommes, du matériel et du raisin pour  les vendanges.  Sur une longueur sinueuse de 16 kilomètres, à travers un paysage époustouflant, ce monorail permet de tout transporter, des hommes aux corbeilles remplies de raisin. Cependant, dans certains endroits non accessibles par l’appareil, ce sont encore  des vendanges manuelles et un transport à dos d’homme. 
L’association Slow food, fondée en Italie, a fait du  Sciacchetrà  une de ses premières « Sentinelles du goût ». Elle a d’une part favorisé l’achat ou la location de terres pour y cultiver la vigne, organisé des formations de jeunes vignerons pour sauver de l’abandon les terrasses,  maintenir la tradition de pierres sèches , et pour obtenir une quantité suffisante de production de ce vin dont la qualité excellente peut lui permettre de rivaliser avec des grands vins européens. Le pari est en bonne voie d’être gagné grâce au tourisme notamment. La production est maintenant partagée entre le Sciacchetrà et le vin blanc Cinque terre DOC.


Le Sciacchetrà

Le Sciacchetrà (« cha-qué-tra ») est un « passito » ou vin passerillé, DOC depuis 1973, ancien et rare. La connaissance agricole a engendré un savoir-faire (culture et vinification)   transmis  de génération en génération, laissant ainsi une tradition toujours bien vivante de nos jours. Le Sciacchetrà est un vin liquoreux produit dans Cinque Terre ayant une teneur en alcool de 18° à base des cépages Bosco (60 %), Vermentino et Albarola (40 %).  Il est produit à partir de raisins cultivés en terrasses  puis laissés à sécher pendant plusieurs mois. Un litre de Sciacchetrà est produit par pressurage des raisins secs équivalents à dix kilogrammes de raisins frais. Le Sciacchetrà est à son optimum après plusieurs années de vieillissement en bouteilles.
Caractéristiques du vin : « Ambré, lumineux et dense, avec de splendides reflets chamarrés d’or. Au nez, il dégage un arôme d’une grande intensité qui persiste longuement de manière enveloppante, en déployant de nettes senteurs d’orange confite, de figue séchée, d’abricot sec et de noisette. En bouche, il offre une structure très complexe, avec d’évidentes sensations moelleuses, justement équilibrées par une fraîcheur sapide et une finale longue et persistante. Jeune, il accompagne parfaitement les fromages affinés et les desserts généreux. Avec l’âge, il devient un excellent vin de méditation ».
Le Cinque terre DOC
L

Le Bianco D.O.C est un vin à base de  Bosco 60%, Albarola 25%, et de Vermentino 15%. Il fait 12,5% d'alcool. «  Belle couleur jaune paille intense avec de rapides reflets or-vert, cristallin et de bonne consistance.  Parfums olfactifs nets et persistants, de bonnes finesse et élégance avec de nettes senteurs de fleurs des champs, genêts, miel et des touches plus légères d’agrumes. Au goût, il est sec et chaud, avec des touches fraîches et savoureuses en équilibre substantiel, et un final long et persistant avec un bonne harmonie goût-odorat »



Les producteurs sont maintenant au nombre de sept dont une cave coopérative qui regroupe 300 producteurs sur 45 hectares alors que la totalité des vignes en production est de 70 hectares ( sur une zone d’appellation de 90 hectares).
Mais l’âge moyen des viticulteurs est de 70 ans. La coopérative commercialise aussi d’autres produits du terroir ( basilic, citron, herbes..) et seul le tourisme ( agro et oenotourisme) peut sauver définitivement toutes ses productions et le vin.

Photos : - conduite de la vigne en pergoletta
-        Le Sciacchetrà
-        Accord mets et vins
-        Le monorail au milieu des vignes
- Cave à l'intérieur du village











lundi 26 octobre 2015

LE MUSEE DE LA VIGNE ET DU VIN D'ANJOU PRIX RENE RENOU 2015

On sait que le Prix René RENOU créé par l’ANEV (Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin)  en hommage au vigneron et ancien président du Comité Vins de l’INAO (1952-2006) a pour but de récompenser la collectivité « ayant le mieux œuvré, au cours de l’année écoulée pour la défense et la promotion du patrimoine culturel lié à la viticulture ». L'AEFO , depuis sa création, est partenaire de ce Prix , car elle estime qu'il est propice au développement de l'oenotourisme en France. Les membres du jury ont eu la main heureuse cette année en consacrant une collectivité de la Région d'origine de René Renou : la Communauté de Communes des Coteaux du Layon.
Photo : René Renou

C’est en effet  celle-ci, pour l’aide qu’elle apporte chaque année au  Musée de la vigne et du vin d’Anjou, qui a été récompensée. Ce musée,  créé en 1978 par des habitants de Saint-Lambert- du- Lattay (49),  s'est donné comme but "l’étude, la conservation et la transmission du patrimoine viticole angevin au plus large public" . Une association, à l’origine du Musée, est chargée par la Communauté de communes de sa gestion et de son animation. Celle-ci assure notamment l’accueil du public, avec pour objectif de faire découvrir au plus grand
nombre de visiteurs le vignoble angevin et le travail des vignerons. Chaque année, plus de 1000 scolaires y viennent découvrir l’univers de la vigne. Une parcelle de vigne composée de 17 cépages actuels et anciens permet de leur faire découvrir le raisin et sa plante.. et de s’initier aux vendanges. Une initiative qui a bien plu aux Elus de l’ANEV, eux qui ont initié le concept de « Vigne-école » il y 10 ans déjà.


En 2015, avec le parcours « (r)évolutions viticoles », le Musée a enrichi ses présentations autour de cinq objets (le tracteur vigneron, l’atomiseur, la machine à vendanger, le pressoir pneumatique, l’appareil de contrôle des températures) accompagnés du témoignage de cinq vignerons qui expliquent en quoi ils ont révolutionné leur métier.
Ouvert depuis 1983, le Musée de la vigne et du vin d'Anjou est actuellement en phase de réflexion pour se moderniser et répondre au mieux aux attentes du public. La Communauté de Communes a ainsi engagé une étude en vue de sa rénovation. L’objectif est de repenser, la présentation muséographique pour la rendre plus dynamique et améliorer l’accueil des publics, qu’ils soient habitants du territoire ou touristes, enfants ou adultes, amateurs de vin ou néophytes.
Le Musée est labellisé « Qualité Tourisme » pour sa démarche d’accueil, et le contenu de ses activités scolaires validé par l'inspection pédagogique.


Le Président de la Communauté de Communes des Coteaux du Layon, Jean Yves LE BARS, recevra bientôt des mains des responsables de l’ANEV et de la famille de René Renou le trophée original qui récompense les lauréats chaque année.


Plus d’infos sur : www.elusduvin.org

mardi 20 octobre 2015

LES PAPES CHEZ EUX AU CELLIER DES PRINCES...

L'exposition "Les vins des pontifes d'Avignon" a  changé de lieu depuis le 1° octobre.Elle est maintenant   au Cellier des Princes à Courthézon (84), seule cave coopérative à produire du Châteauneuf du pape. Elle est un complément à l’exposition qui pendant les six derniers mois a animé les cimaises pour le 90ème anniversaire de la création de la cave . Les responsables ont eu le privilège d'accueillir la déléguée générale d'Iter Vitis France, Viviane Coursières, venue confirmer son soutien à la future « Iter Vitis Pontificum » (route des vins des pontifes) du Vaucluse, initiée par l' AEFO ainsi que la présidente des compagnons des Côtes du Rhône, A.Moralis et de nombreux élus, amis de la presse et de la profession viticole venus féliciter les concepteurs de l'exposition et notamment Jean-Pierre Saltarelli, journaliste honoraire, auteur du livre "les vins des papes d'Avignon" édité à l'occasion de cette exposition et que l'on peut trouver à la vente au caveau.
L'exposition est donc en place pour trois mois et bénéficiera donc d'une très bonne visibilité dans le nouveau caveau jusqu'aux fêtes de fin d'année.
Les animateurs de l’AEFO et les partenaires de l’exposition* ont dit un grand merci aux responsables du Cellier des Princes de l'accueillir. 
Plus d’infos sur : http://levindespapes.blogspot.fr



Photo : autour de P. Cohen directeur du Cellier des Princes, élus, vignerons et responsables.


*Conseil général de Vaucluse, Inter Rhône, Winetourisminfrance, IterVitis, Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin, Université du Vin ,Balma venitia, France Bleu Vaucluse et Vaucluse Matin.