jeudi 30 juillet 2026

LA SARDAIGNE : UNE DESTINATION OENOTOURISTIQUE ?

La Sardaigne peut devenir  une destination phare pour la viticulture et l’œnotourisme en Méditerranée si elle continue ses efforts. Elle allie en effet des paysages variés (montagnes, plaines côtières) et un climat chaud et sec, idéaux pour produire des vins uniques, souvent issus de cépages autochtones. 


 

SES ATOUTS

  • Authenticité : Vins et traditions préservés, lien fort avec l’histoire (civilisation nuragique, influences méditerranéennes) 
  • Diversité : Paysages, activités (randonnée, plages, villages médiévaux) et gastronomie méditerranéenne ( accords mets-vins ).
  • Accessibilité : Proximité avec la France, infrastructures touristiques en développement.

Modèle œnotouristique

L’île mise sur un modèle œnotouristique intégré, comme le projet Rete Sardegna Enoturismo (RES), qui vise à créer un réseau régional entre production viticole, culture et hospitalité, pour attirer les visiteurs et générer de la valeur économique. Les expériences proposées vont de la marche dans les vignobles à la dégustation de vins emblématiques comme le Cannonau (rouge) ou le Vermentino (blanc), souvent accompagnées de découvertes gastronomiques locales (fromages, miel, fruits) et de visites de domaines ouverts au public, surtout de mai à septembre lors d’événements comme « Cantine Aperte » ou les vendanges.



 Les points forts

  • Cépages emblématiques : Cannonau, Vermentino, Turriga (Argiolas), Bovale, Carignano.
  • Régions viticoles : Serdania (sud), Arbatax, Cagliari, Supramonte, Orosei.
  • Expériences : Visites de caves, dégustations, randonnées dans les vignobles, immersion dans le terroir et la culture locale.
  • Événements : « Cantine Aperte » (domaines ouverts), vendanges, ateliers de découvertecorkframes.com+4.

 

FETES DU VIN

En Sardaigne, les fêtes du vin sont nombreuses et souvent liées aux traditions locales, aux vendanges et à la dégustation des cépages emblématiques comme le Cannonau ou le Vermentino.  

Exemple : ALGUER WINE WEEK à Alghero ( 8-14 juin 2026)

Pour la troisième édition de cette fête la ville et sa région ont été inspirées par de nombreuses animations où le vin était à l’honneur jusque dans toutes les vitrines de la ville

 Dégustations en série, soirées musicales, animations de rues se sont succédé à un rythme soutenu et ont rassemblé une foule heureuse de célébrer ses nombreux crus. Une ambiance de fête authentique où traditions et modernité se rassemble pour la cause du vin. A faire….

La fête à  coïncidé aussi avec les 90 ans de la fondation de Fertilia*, hameau d’Alghero.

Le village de Fertilia a été officiellement fondé le 8 mars 1936 , avec la pose de la première pierre de l'église paroissiale, par le Conseil de colonisation de Ferrare, créé le 7 octobre 1933 par le régime fasciste pour répondre à la surpopulation de la province de Ferrare et réduire les tensions sociales.

 





Fêtes et festivals du vin en Sardaigne (2026)

  • Du 1er au 8 août avec la célèbre Sagra del Vino de Jerzu : Semaine riche en événements œnotouristiques, avec un point d’orgue les 3 et 4 août à Monti (et dans d’autres villages). Au programme : dégustations de Vermentino, spectacles folkloriques, défilés et animations autour du vin. L’événement « Calici di Stelle » clôture la semaine en beauté, avec danse, nourriture et bien sûr, du vin 
  • Octobre : Fête des Châtaignes et du Vin à Aritzo, un festival automnal célébrant les produits locaux, dont le vin, dans une ambiance traditionnelle et conviviale 
  • Mai à septembre : Ouverture des domaines viticoles pour des événements comme « Cantine Aperte » (caves ouvertes) ou les vendanges, offrant une immersion dans le terroir local, avec dégustations et rencontres avec les vignerons
  • Printemps et automne : Primavera nel Cuore della Sardegna (Printemps au cœur de la Sardaigne) et Automne en Barbagia : ces itinéraires culturels et œnogastronomiques mettent à l’honneur le vin, la gastronomie et l’artisanat local dans les villages du centre-est de l’île.

Photos : M. Olivier

vendredi 5 juin 2026

OENOTOURISME DANS LES HAUTS DE FRANCE ....

 

Pour découvrir l'histoire viticole de la Picardie dont les sols ont été riches pour la vigne il faut passer par Soissons. Soissons et la Vallée de l'Aisne étaient autrefois des zones importantes de production viticole dans le nord de la France, avant de disparaître. Mais depuis peu, les vignes du Soissonnais font leur retour... L'occasion de découvrir l'histoire de cette tradition méconnue à travers les rues et monuments de la ville. Réservation auprès de l’ Office de tourisme :16 Place Fernand Marquigny, 02200 Soissons

Oenotourisme dans l'Aisne L'Aisne département offre une variété d'activités en lien avec l'oenotourisme, permettant aux visiteurs de découvrir la culture et l'héritage du vin français. Voici quelques exemples d'activités et de produits disponibles :
Visite de vignobles et dégustation de champagnes : Participez à des visites guidées de vignobles et dégustations de champagnes, souvent accompagnées d'une dédicace à la culture du vin et à l'histoire du sabrage. Dîner à la campagne : Profitez d'un dîner à la campagne dans un village champenois, offrant une expérience authentique et conviviale. Excursions privées : Optez pour des excursions privées d'une journée, incluant déjeuner et dégustations, pour explorer la région à votre rythme. Ces activités permettent aux visiteurs de profiter pleinement de la beauté naturelle de l'Aisne tout en appréciant la richesse de son patrimoine viticole.
 Pour plus d'informations et pour réserver des expériences, il est recommandé de consulter les sites des producteurs ou des agences de tourisme locaux.


Des manifestations comme « FineEnBulles » ou « Champagne & Vous » contribuent à renforcer l'attractivité du vignoble axonais. Ainsi, même si les Hauts-de-France ne sont pas spontanément associés au vin, la région dispose d'un patrimoine viticole original et d'une offre œnotouristique en pleine croissance, centrée sur le champagne de l'Aisne et les nouveaux vignobles émergents.

VOIR AUSSI : AEFO: LE NORD BIENTÔT REGION OENOTOURISTIQUE !

 

Article Publié: 3 Juin 2026  Temps de lecture: 3 min

Le Courier Picard – 3.06.2026

Avec 150 hectares cultivés, les Hauts-de-France redeviennent une terre viticole

EN QUÊTE DE DEMAIN 
Depuis 2016, les vignes font leur retour sur le territoire des Hauts-de-France. Deux principaux regroupements de viticulteurs y cultivent quelque 150 hectares de vignes.

 

Fait peu connu du grand public, le territoire des Hauts-de-France est une terre viticole riche en calcaire propice à l’épanouissement de la vigne. Le passé de la région le rappelle. « Il y a 150 ans, on cultivait des vignes dans la région. Entre Amiens et Montdidier dans la Somme, il y avait 200 hectares de vignes. Sur Noyon et Beauvais, dans l’Oise, il y en avait 3000. On en trouvait également sur Saint-Quentin et Château-Thierry dans l’Aisne. Des épisodes de gel ont détruit cette vigne. Cela a ensuite affecté les rendements et rendu la production pas rentable », développe Martin Ebersbach, ingénieur agricole de formation et viticulteur dans la région d’Ailly-sur-Noye (Somme), où il cultive 6 hectares de vignes implantées sur un coteau argilo-calcaire orienté plein sud et protégé au nord par une forêt. C’est là qu’il produit chaque année 25 000 bouteilles de vin blanc effervescent vinifié en méthode champenoise au Vignoble des Vœux, sur les terres de l’exploitation agricole familiale.

Martin Ebersbach, ingénieur agricole de formation et viticulteur dans la région d’Ailly-sur-Noye (Somme), où il cultive 6 hectares de vignes implantées sur un coteau argilo-calcaire.

Ce retour des vignes dans la région date de moins de dix ans. C’est en effet en 2016, à la suite d’un nouveau dispositif d’autorisations de plantation de vignes, y compris pour produire

des vins sans indication géographique, c’est-à-dire sans AOC ni IGP, que les Hauts-de-France sont redevenus une terre viticole.

« Ce changement de réglementation a concerné les Hauts-de-France, la Normandie et la Bretagne », souligne Martin Ebersbach, également vice-président des Vignerons indépendants des Hauts-de-France. Peu à peu, les surfaces viticoles gagnent en surface. « Dans les Hauts-de-France, hors champagne dans l’Aisne, il y a environ 150 hectares de vignes cultivées », comptabilise le vigneron samarien.

Deux principaux groupements de vignerons

Cette surface viticole est essentiellement cultivée par deux groupements de vignerons : l’association des Vignerons indépendants et le collectif « Les 130 » créé en 2023 et initié par Ternoveo, un négoce agricole. Il regroupe 52 vignerons représentant actuellement 83 hectares de chardonnay.

Quant à l’association des Vignerons indépendants des Hauts-de-France, elle rassemble 16 vignerons répartis sur 35 hectares de vignes avec des exploitants implantés dans la région de Lille, à Saint-Omer et Lens dans le Nord – Pas-de-Calais, ainsi qu’au sud d’Amiens et dans les environs de Péronne pour la Somme, puis à Beauvais et Senlis dans l’Oise. On en trouve également entre Saint-Quentin et Tergnier dans l’Aisne.

 Réchauffement climatique

Comme pour les cultures de céréales moissonnées en moyenne un mois plus tôt en été, le réchauffement climatique a un impact sur les vendanges, également avancées par rapport au calendrier historique. « Aujourd’hui, on vendange entre mi-septembre et mi-octobre. Il y a 50 ans, on n’aurait pas pu vendanger les vignes au degré de maturité que l’on obtient actuellement », constate Martin Ebersbach. Les vignes plantées dans les Hauts-de-France ont donc de beaux jours devant elles, même si la notoriété du vin produit a encore du mal à franchir les frontières de la région.

 


 

Vigne aux pieds du château de Coucy-le-Château.( PLINE - Wikipédia)