vendredi 5 juin 2026

OENOTOURISME DANS LES HAUTS DE FRANCE ....

 

Pour découvrir l'histoire viticole de la Picardie dont les sols ont été riches pour la vigne il faut passer par Soissons. Soissons et la Vallée de l'Aisne étaient autrefois des zones importantes de production viticole dans le nord de la France, avant de disparaître. Mais depuis peu, les vignes du Soissonnais font leur retour... L'occasion de découvrir l'histoire de cette tradition méconnue à travers les rues et monuments de la ville. Réservation auprès de l’ Office de tourisme :16 Place Fernand Marquigny, 02200 Soissons

Oenotourisme dans l'Aisne L'Aisne département offre une variété d'activités en lien avec l'oenotourisme, permettant aux visiteurs de découvrir la culture et l'héritage du vin français. Voici quelques exemples d'activités et de produits disponibles :
Visite de vignobles et dégustation de champagnes : Participez à des visites guidées de vignobles et dégustations de champagnes, souvent accompagnées d'une dédicace à la culture du vin et à l'histoire du sabrage. Dîner à la campagne : Profitez d'un dîner à la campagne dans un village champenois, offrant une expérience authentique et conviviale. Excursions privées : Optez pour des excursions privées d'une journée, incluant déjeuner et dégustations, pour explorer la région à votre rythme. Ces activités permettent aux visiteurs de profiter pleinement de la beauté naturelle de l'Aisne tout en appréciant la richesse de son patrimoine viticole.
 Pour plus d'informations et pour réserver des expériences, il est recommandé de consulter les sites des producteurs ou des agences de tourisme locaux.


Des manifestations comme « FineEnBulles » ou « Champagne & Vous » contribuent à renforcer l'attractivité du vignoble axonais. Ainsi, même si les Hauts-de-France ne sont pas spontanément associés au vin, la région dispose d'un patrimoine viticole original et d'une offre œnotouristique en pleine croissance, centrée sur le champagne de l'Aisne et les nouveaux vignobles émergents.

VOIR AUSSI : AEFO: LE NORD BIENTÔT REGION OENOTOURISTIQUE !

 

Article Publié: 3 Juin 2026  Temps de lecture: 3 min

Le Courier Picard – 3.06.2026

Avec 150 hectares cultivés, les Hauts-de-France redeviennent une terre viticole

EN QUÊTE DE DEMAIN 
Depuis 2016, les vignes font leur retour sur le territoire des Hauts-de-France. Deux principaux regroupements de viticulteurs y cultivent quelque 150 hectares de vignes.

 

Fait peu connu du grand public, le territoire des Hauts-de-France est une terre viticole riche en calcaire propice à l’épanouissement de la vigne. Le passé de la région le rappelle. « Il y a 150 ans, on cultivait des vignes dans la région. Entre Amiens et Montdidier dans la Somme, il y avait 200 hectares de vignes. Sur Noyon et Beauvais, dans l’Oise, il y en avait 3000. On en trouvait également sur Saint-Quentin et Château-Thierry dans l’Aisne. Des épisodes de gel ont détruit cette vigne. Cela a ensuite affecté les rendements et rendu la production pas rentable », développe Martin Ebersbach, ingénieur agricole de formation et viticulteur dans la région d’Ailly-sur-Noye (Somme), où il cultive 6 hectares de vignes implantées sur un coteau argilo-calcaire orienté plein sud et protégé au nord par une forêt. C’est là qu’il produit chaque année 25 000 bouteilles de vin blanc effervescent vinifié en méthode champenoise au Vignoble des Vœux, sur les terres de l’exploitation agricole familiale.

Martin Ebersbach, ingénieur agricole de formation et viticulteur dans la région d’Ailly-sur-Noye (Somme), où il cultive 6 hectares de vignes implantées sur un coteau argilo-calcaire.

Ce retour des vignes dans la région date de moins de dix ans. C’est en effet en 2016, à la suite d’un nouveau dispositif d’autorisations de plantation de vignes, y compris pour produire

des vins sans indication géographique, c’est-à-dire sans AOC ni IGP, que les Hauts-de-France sont redevenus une terre viticole.

« Ce changement de réglementation a concerné les Hauts-de-France, la Normandie et la Bretagne », souligne Martin Ebersbach, également vice-président des Vignerons indépendants des Hauts-de-France. Peu à peu, les surfaces viticoles gagnent en surface. « Dans les Hauts-de-France, hors champagne dans l’Aisne, il y a environ 150 hectares de vignes cultivées », comptabilise le vigneron samarien.

Deux principaux groupements de vignerons

Cette surface viticole est essentiellement cultivée par deux groupements de vignerons : l’association des Vignerons indépendants et le collectif « Les 130 » créé en 2023 et initié par Ternoveo, un négoce agricole. Il regroupe 52 vignerons représentant actuellement 83 hectares de chardonnay.

Quant à l’association des Vignerons indépendants des Hauts-de-France, elle rassemble 16 vignerons répartis sur 35 hectares de vignes avec des exploitants implantés dans la région de Lille, à Saint-Omer et Lens dans le Nord – Pas-de-Calais, ainsi qu’au sud d’Amiens et dans les environs de Péronne pour la Somme, puis à Beauvais et Senlis dans l’Oise. On en trouve également entre Saint-Quentin et Tergnier dans l’Aisne.

 Réchauffement climatique

Comme pour les cultures de céréales moissonnées en moyenne un mois plus tôt en été, le réchauffement climatique a un impact sur les vendanges, également avancées par rapport au calendrier historique. « Aujourd’hui, on vendange entre mi-septembre et mi-octobre. Il y a 50 ans, on n’aurait pas pu vendanger les vignes au degré de maturité que l’on obtient actuellement », constate Martin Ebersbach. Les vignes plantées dans les Hauts-de-France ont donc de beaux jours devant elles, même si la notoriété du vin produit a encore du mal à franchir les frontières de la région.

 


 

Vigne aux pieds du château de Coucy-le-Château.( PLINE - Wikipédia)


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