lundi 12 janvier 2015
dimanche 11 janvier 2015
Dix leçons de l’oenotourisme international
L’oenotourisme continue à se développer dans de plus en plus de pays.Tant mieux, à y regarder de près, dix leçons peuvent être tirées de ces expériences pour les acteurs privés et publics de l'oenotourisme français.
1. Proposez des produits oeno-touristiques combinés : gastronomie bien sûr mais aussi spa, patrimoine culturel, activités nature, croisières…
A lire sur Winetourisminfrance.com
http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/1880_dix_lecons_de_l_oenotourisme_international.htm
ou sur Winetourismconsulting
http://www.winetourismconsulting.com/#!actualits-de-loenotourisme/c1w4b
mercredi 19 novembre 2014
LES 50 ANS DE L'OENOTOURISME EN AUSTRALIE
L'exemple de La HUNTER VALLEY EN AUSTRALIE
(Là où la Vigne et l’œnotourisme ont commencé)
Le New South Wales est la deuxième région productrice d’Australie. Parmi les sous-régions comme Griffith (la moitié de la production de la région), Mudgee, Orange, Canberra District, c’est la Hunter Valley, qui est la plus connue car historiquement elle est liée à l’implantation de la vigne sur tout le continent.C’est en effet en 1788 que les premiers plants de vigne arrivent avec les premiers colons. Arthur Phillip, officier anglais, pionnier de l’installation en Australie y établit le premier vignoble commercial en 1817 et produit environ 900 hectolitres de vin par an dès 1827. En 2010 la Hunter Valley compte 4 500 hectares de vigne. Située en Nouvelles Galles du Sud, à proximité de Sydney, la Hunter Valley bénéficie d’un climat semi-tropical, caractérisé par des températures caniculaires et d’importantes précipitations de janvier à avril. La région est réputée pour son Sémillon à faible degré (9°) et au fort potentiel de vieillissement.
1964-2014 : 50 ans d'oenotourisme
C’est aussi dans la Hunter Valley que l’oenotourisme en Australie a pris forme. Dans les années soixante (63/64) les vignerons perçoivent le besoin d’ouvrir des boutiques dans leurs wineries afin de satisfaire les besoins des premiers touristes qui viennent déguster et qui veulent cultiver leurs connaissances sur le vin. C’est aussi vers cette époque que lors des plantations on commence à signaler au bord des vignes le nom du cépage planté. Jusque dans les années 80, le vin en vrac constituait la part principale de la production australienne. La tendance s’est inversée et depuis les producteurs ont œuvré pour améliorer la qualité du vin et conquérir de nouveaux marchés. Le sémillon et la syrah y ont acquis leur lettres de noblesse : « Le Semilon de la Hunter et la Shiraz sont une chose qui n’a pas d’équivalent en aucune autre région » dixit Anthony Gismondi et « le Semillon de la Hunter Valley est l’unique cadeau de l’Australie au vin du monde » selon Jancis Robinson.
C’est ce qu’on nous a expliqué au Domaine Lake’s Folly Wineyards à Pokobin qui se targue d’être le premier domaine à avoir ouvert en 1963 une boutique de tourisme avec aussi des Cabernets plantés à cette époque et des Chardonnay de 1969.
Tourisme et vin
Avec le temps le tourisme s’est développé et autour de la ville de Cessnock qui est un point de départ pratique pour aller à la découverte ce ne sont pas moins de 140 domaines qui peuvent accueillir le touriste. Il faut dire qu’à l’image du continent on n’a pas fait les choses à moitié ! Ici tout est grand. Tout d’abord au départ arrêt au Centre d’information des visiteurs de la Hunter Valley qui, depuis 1975, informe sur tout ce qui se visite, se déguste et a un rapport avec le vin dans la Région. Un office de Tourisme sur le Vin aussi vaste qu’un supermarché, avec tous les domaines présents par leurs cuvées et de la documentation sur toutes les activités et animations de la Région
VISITE DES DOMAINES
Ça c’est pour le vin mais cela serait un peu juste pour attirer du monde et dégager un tant soit peu de rentabilité.
ACCUEIL ET ANIMATION
Et là où l’oenotourisme est le plus développé ici c’est dans l'accueil, la communication et l’événementiel.
Oenotourisme en Australie
Chaque
année des millions de touristes visitent une winery en Australie (2.5 millions en 2009).
Ce chiffre est en croissance régulière de 2 à 5% par an depuis 10 ans. Le
chiffre d’affaire global lié à l’oenotourisme est estimé à plus de 7 milliards
de dollars. Pour les 10% des plus de six
millions de touristes étrangers (en 2011), cette visite constitue une escale incontournable de tout voyage tant le vin est associé à l’Australie. Les visiteurs
internationaux dépensent d’ailleurs plus que
les australiens. Ce tourisme international est
dominé par le Royaume-Uni, les USA et les
voisins néo-zélandais. Les régions les plus populaires pour les touristes internationaux sont la Hunter Valley du
fait de la proximité de Sydney (21% des visites),
Margaret River (16%), la Swan Valley (15%), la
Yarra Valley (13%) et la Barossa Valley (11%).
Pour les touristes australiens qui
représentent 1.8 millions de visiteurs, les régions
privilégiées sont la Hunter Valley (16% des visites) Margaret River (16%) et la
Barossa Valley (7%). En matière d’infrastructure pour recevoir les touristes,
sur les 2400 «wineries» du pays en 2010, 1650 possédaient un caveau de vente,
500 un restaurant et 200 des possibilités d’hébergement. **
LE MODELE AUSTRALIEN
Quand on voit ce que l’Australie arrive à proposer en oenotourisme dans un pays dont l’histoire où le vignoble n’a que 200 ans on imagine ce que la France pourrait proposer avec son histoire (et son patrimoine) doublement millénaire et celle du vin aussi. Pour atteindre une telle offre on se doute bien que d’importants capitaux ont été engagés. Ne serait-ce que le bâti avec des milliers de mètres carrés d’espace de dégustation, de commerces, de restauration, de musées, qui a un coût élevé. Et c’est là que le modèle australien doit être étudié. En effet grâce à des incitations fiscales, la mobilisation de financements publics ou privés a été un point fort pour la filière australienne. Elle a comme conséquence d’intéresser les investisseurs privés (fonds de pension, cabinet d’avocats, investisseurs immobiliers privés et institutionnels).
A quand en France l’incitation à investir dans le vignoble autrement qu’en achetant quelques pieds de vigne ?
M.Olivier
L’HÉRAULT PRIX RENÉ RENOU 2014 RECOMPENSE
Marc Olivier , président et André Deyrieux , chargé de mission de l'AEFO ont participé à la remise du Prix René Renou au département de l'Hérault le 14 novembre dernier....
.
L'AEFO est en effet partenaire du prix René Renou, créé il y a 7 ans par la FIJEV et l'ANEV pour mettre en avant
la collectivité « ayant le mieux œuvré, au cours de l’année écoulée pour la
défense et la promotion du patrimoine culturel lié à la viticulture ».
Le projet autour du vin récompensé peut être d’ordre éducatif, environnemental
ou oenotouristique mais doit avoir valeur
d’exemple et de reproductibilité par d’autres collectivités. Ce qui est bien le
cas de l’Hérault récompensé cette année pour sa politique
viticole et notamment pour ces réalisations originales que sont :
Le Conseil général de
l’Hérault a créé en 2003 l’Observatoire
viticole, véritable outil d’information, au service des viticulteurs. Ses objectifs:
l’échange de données et l’aide à l’orientation des stratégies. Une première
étape, destinée aux professionnels.
Les
Vincoeurs
En 2011, le
Conseil général a souhaité aller plus
loin dans sa volonté de soutenir la filière en axant ses actions de
communication sur une valorisation de l’image des vins de l’Hérault à travers
les femmes et les hommes qui les font naître via un événement phare : le
Grand Prix des Vincoeurs
L’Œnothèque
à Pierresvives
Il s’agit
avec cette opération de valoriser l’image des vins de garde du département,
mais aussi d’améliorer la notoriété globale des vins de l’Hérault et du
Languedoc. Cette œnothèque est aussi l’occasion de favoriser les échanges
techniques entre vignerons dans le cadre de notre observatoire viticole
Une
étude IFOP sur l’image des vins du Languedoc .
Pour affiner sa
politique sur l’image des vins, le Département a commandé via un marché public,
une étude sur l’image des vins du Languedoc. Objectifs : se doter de
résultats chiffrés qui permettront à la filière de concevoir une stratégie ,
accompagnée par le Département.Photo : de g à d - Henri Cabanel, sénateur, vice président du Conseil général de l'Hérault ; André Deyrieux, AEFO et Directeur de Winetourisminfrance ; André Vezinhet, Président du Conseil général de l'Hérault ; Francis Fabre, Secrétaire général de l'ANEV ; René Moreno, Président des IGP 34 ; Marc Olivier, Directeur Honoraire de l'ANEV, membre de la FIJEV, pdt AEFO.
jeudi 25 septembre 2014
PEINTURE ET VIN
Peinture et vin ont toujours fait bon ménage et l’on sait que nombre de grands peintres ont souvent été inspirés par le Vin , par sa mythologie ( Bacchus), par sa culture. La peinture est une approche qui permet d’attirer le consommateur dans les domaines et caves mais aussi un moyen de communication sur les différents supports qui s’offrent au vigneron. Inventaire non exhaustif des possibilités. De barriques à pieux de vigne….
M.Olivier
Beaucoup de toiles reproduisent des scènes de vendanges, d’agapes ou de personnages et dieux ayant attrait au vin. Mais si dans l’antiquité ces représentations se limitaient aux statues, aux instruments de service, coupes, Oenochoé ( pichet à vin ) , amphores ou aux mosaïques dans les maisons, au fil du temps les supports sont devenus plus variés. Et chaque année on découvre de nouveaux endroits et supports où l’art peut s’exprimer.
Barriques
Photos : - barriques du Puech-Haut :
Bennes à vendange
Cairanne peut s’enorgueillir d’avoir depuis 2013 les plus belles bennes à vendange de l’Appellation toute entière. Un nouveau support a donc été inventé cette année là à Cairanne : les bennes à vendange. Aussi étrange que cela puisse paraître c’est une réussite ! L'idée de départ était de créer un évènement grand public, pendant les vendanges, sans le concours des vignerons ceux-ci étant en pleine période d’activité. La particularité de « Vendanges d'artistes» s'articule autour des bennes à vendange confiées à des étudiants de l'Ecole Supérieure des Beaux Arts de Nîmes (ESBAN) comme supports de création pour des œuvres aussi originales qu'éphémères. D’autres écoles de Beaux-arts (Angers) et des écoles de Cairanne ainsi que des artistes individuels se sont essayé à l’exercice . En début septembre les bennes colorées sont mises en exposition sur la place du village. Et un palmarès des « Vendanges d'artistes » y est proclamé. Les visiteurs de Cairanne peuvent ainsi admirer les vingt cinq bennes pendant toute la période des vendanges, car elles circulent aléatoirement sur les routes de la commune et comme on dit familièrement « à chaque jour suffit sa benne… ». Photos : les bennes de Cairanne
B.I.B ©
Les Vignerons Ardéchois avaient choisi en 2009 de laisser carte blanche à l’interprétation d’un créateur, le peintre Sgarra . Les Vignerons Ardéchois, en partenariat avec le Conseil Général et l’Agence de Développement Touristique, avaient choisi 6 des 17 "Villages de Caractère" de l’Ardèche pour illustrer les nouveaux habillages de leurs conditionnements. Le pari était de valoriser avec modernité le terroir de l’Ardèche en l’associant à la richesse de son patrimoine. En quelques semaines, Sgarra avait accompli une performance : nous faire sourire devant ce petit cube de carton, qu’au lieu de cacher au fond d’un placard, on a envie de voir, de revoir, et même d’exposer tellement il est joli ! C’est ainsi qu’on transforme un objet utile en œuvre d’art ! 6 villages avaient pu ainsi être représentés : Alba-la-Romaine pour les Pinot noir et Syrah, Antraîgues pour le Gamay, Balazuc le Merlot, Banne le Cabernet Sauvignon, Labeaume le Gris de Grenache et le Cabernet et Vogüe pour les Sauvignon, Chardonnay et Viognier. Plus petites que les barriques originales, le Domaine de Puech-Haut (voir plus haut) édite des « BibArt » qui sont en tôle peinte et aussi estampillées et numérotées pour offrir aux acquéreurs la possibilité de les collectionner à leur tour. Le BibArt propose cinq litres de vin. Il est réutilisable ou peut-être réutilisé comme seau à glaçons ou rafraichisseur de bouteilles ! Photo : les BIB© de SgarraBouteille et Verres
Avec la bouteille, depuis le 18° siècle on a découvert un nouveau support et de nombreuses caves et domaines ne se privent pas pour offrir à leurs clients de magnifiques bouteilles et magnums richement décorés. On peut même demander une décoration personnalisée. Avec la bouteille, les verres sont aussi un support très prisé.
Étiquettes
Avec la bouteille est apparue l’étiquette. Au milieu du XVIIIe siècle apparaissent les
premières étiquettes manuscrites, encore très laconiques où l’on voit inscrit à la main l’année et le lieu d’origine. L’invention de la lithographie en 1799 et son perfectionnement au début du XIXe siècle, en facilitant la reproduction des dessins les plus raffinés et les plus exubérants, sont à l’origine de l’essor de l’étiquette et font la part belle à l’invention artistique Une des plus belles collections d’étiquettes est celle du Château Mouton Rothschild qui demande à un artiste célèbre d'illustrer l'étiquette de son grand cru. Ces derniers ne sont pas rémunérés, mais reçoivent du vin de deux millésimes différents, dont celui qu'ils illustrent. Cocteau, Picasso, Dali, Braque, Miro, Chagall ont participé au challenge.
Photo - l’étiquette du réalisateur américain de cinéma John Huston en 1982 pour Mouton Rothschil
Pieux de vigne en ardoise , un support rare.
Une exposition a eu lieu 2011/2012 dans les caves de tuffeau de la Société Ackerman pour mettre à l’honneur les pieux de vigne au sein de sa galerie nommée l’eXpérience. Les traditionnels pieux de vigne en ardoise, mémoire du vignoble angevin, sont revus et corrigés par Didier Marsault « Je récupère, je casse, je mélange les formes, les couleurs, j’ajoute, j’intègre, je colle... le pieu d’ardoise se transforme entre poteau balise, pilier, totem ! » explique l’artiste installé à Trélazé dans la proche banlieue d’Angers. Ackerman a démontré là une fois encore que ses caves, patrimoine exceptionnel, sont vraiment un bel espace de culture, de découverte et d’échanges. Un support unique en France ! Photo : les pieux de vigne peints
mercredi 25 juin 2014
L’AEFO accompagne les... Vincoeurs !
L’AEFO se sent un peu vainqueur aujourd’hui, ou plutôt
Vincoeurs.
Le label Vignobles & Découvertes du Pays de Thau a en
effet été récompensé par un Vincoeurs, dans la catégorie "Aventure".
C’en
était une en effet, le Pays de Thau étant le premier territoire de l’Hérault à être
labellisé – et il est encore aujourd’hui le seul, même si d’autres projets sont
en cours.
L’AEFO, et son expert André Deyrieux, ont
accompagné depuis le début Thau Agglo et ses partenaires pour la mise en œuvre d’une
synergie de territoire autour d’un positionnement « Vignobles et Saveurs », et la
démarche de labellisation Vignobles & Découvertes.
Ils restent actifs
auprès de la destination pour l’organisation d’Assises annuelles de
l'Œnotourisme et du Terroir, l’accompagnement de rencontres et d’éductours, ainsi
que pour la mise en œuvre d’un grand événement oenotouristique du pays en 2015.
Le Concours Vincoeurs, créé en 2011, récompense chaque année les
professionnels qui prouvent qu’ils savent relever le défi de la mondialisation
du vin en créant des projets innovants et ambitieux. Il témoigne de l’engagement
du Conseil général de l’Hérault envers la filière viticole.
mardi 3 juin 2014
Assises de l’oenotourisme en Pays de Thau
La 4ème édition des Assises de l’oenotourisme et du terroir en Pays de Thau se déroulera le 5 juin à Mireval (Centre Léo Malet). Elles seront animées par André Deyrieux, de l'AEFO.
Le Pays de Thau est la première destination héraultaise labellisée Vignobles & Découvertes, labellisation pour laquelle le Pays de Thau a été assisté par l'AEFO.
La matinée du 5 juin sera consacrée au bilan des nombreuses actions réalisées en 2013 et au programme 2014-2015.
L’après-midi sera consacrée à un Café des Patrimoines qui mettra l’accent sur les patrimoines viti-vinicoles du territoire. Ils sont en effet les composantes-clés d’un oenotourisme à haute valeur ajoutée, exprimant l’authenticité du terroir.
Porteurs d’histoires originales, ils sont à même de susciter l’intérêt du visiteur, d’enrichir l’expérience oenotouristique qui lui est offerte et de marquer sa mémoire.
Trois types de patrimoines exemplaires seront présentés : la géologie et les terroirs viticoles avec Jean-Claude Bousquet ; le patrimoine architectural viticole et les coopératives, avec Jean-Michel Sauget, spécialiste de l’Inventaire du Patrimoine Culturel de la Région ; le patrimoine ampélographique, avec Blaise Genna du Conservatoire de l’INRA à Vassal.
Pierre Verdier, Président d’Iter Vitis France, présentera enfin cet itinéraire culturel européen dont est membre le Pays de Thau.
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